Rechercher
Les frères de midi
9362
post-template-default,single,single-post,postid-9362,single-format-standard,cookies-not-set,eltd-core-1.4,mega-menu-main-navigation,pyreneance-child-ver-1.0.1,woly-ver-1.7,eltd-smooth-scroll,eltd-smooth-page-transitions,eltd-mimic-ajax,eltd-grid-1200,eltd-blog-installed,eltd-main-style1,eltd-header-standard,eltd-sticky-header-on-scroll-down-up,eltd-default-mobile-header,eltd-sticky-up-mobile-header,eltd-menu-item-first-level-bg-color,eltd-dropdown-default,eltd-light-header,eltd-header-standard-enable-transparency,eltd-fullscreen-search eltd-search-fade,wpb-js-composer js-comp-ver-6.1,vc_responsive

Blog

Pyrénéance  / Blog  / Les frères de midi

Les frères de midi

Ils sont deux, tels de faux jumeaux, séparés de sept petits mètres d’altitude et presque autant de vallées. Au nord, depuis la plaine, leurs silhouettes sont reconnaissables à des kilomètres et ils veillent tels des phares, repères immobiles du soleil de midi sur cette chaine qui s’étire à perte de vue.

L’un, Béarnais, est une partie des débris d’une caldera, ancien volcan, disloquée lors des glissements de plaques, puis érodée par les siècles de cycles gel – dégel, le vent et l’érosion. Son allure majestueuse si particulière ressemble d’un coté à une truite gueule ouverte, et de l’autre, au Sud, à un ours. Il est le théâtre d’épopées pyrénéistes : toutes ses faces ont cédé aux assauts des grimpeurs et seulement une poignée de skieurs téméraires ont descendu son flanc. Protégé par un parc plus que national, il est à l’abri des constructions et aménagements, même les pitons et barreaux de fer y sont arrachés pour conserver sa pureté. Seul le rocher patiné de sa voie normale et la procession estivale dans les cheminées de ceux attirés par son sommet témoignent de la vénération qu’il suscite.

L’autre, le Bigourdan, est resté longtemps considéré comme le toit des Pyrénées. Il est vrai que sa situation détachée en avant de la chaîne et son altitude proche de 3000m l’impose tel un géant au milieu des sommets du piémont, volant la vedette aux grands en fond de crête frontalière. Il est en réalité un piédestal unique pour contempler un panorama à 360°, ce qui incite des scientifiques à réaliser, à la fin du XIX° siècle, un observatoire. A dos d’hommes, pièce par pièce, commence alors une aventure admirable qui mérite le respect. Les coupoles ont éclos au fil des décennies avec leurs découvertes majeures. Aujourd’hui, se côtoient sur cette terrasse à moitié dans le vide astronomes, visiteurs et… skieurs. Chacun est là avec sa quête, et qu’elle soit sportive, scientifique, ou contemplative, il en est une qui les rassemble: celle de l’immensité.

Alors si un jour vous côtoyez le sommet de ces deux frères au destins opposés, vous y trouverez ces points communs qui les réunissent: l’univers infini, des sensations extrêmes et un panorama grandiose.

YB