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La Meilleure plus mauvaise nuit de l'Hiver
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La Meilleure plus mauvaise nuit de l’Hiver

Si tu es un jeune un tant soit peu branché, « hashtagant » #outdoor ou #outdoorlife à tout bout de champ, ou bien assez vieux pour être parti en camping avec tes parents en 504 (pour les plus jeunes, je ne parle pas d’une année, mais d’un modèle de voiture…), tu sais probablement ce que signifie dormir dans une tente. L’excitation en amont laisse vite place à une réalité aussi dure que le sol avec lequel tu es censé faire corps pendant le reste de la nuit, ou pire, de ton séjour.

Bref, toi qui a déjà passé une nuit dans une tente, tu vas te douter un peu de ce que tu rencontreras dans une configuration hivernale de Bivouac. Tu te doutes, que, en plus du sol dur, de la toile qui isole peu, ou pas, du matelas trop ou pas assez gonflé, du sac de couchage trop serré ou pas assez chaud, de ton voisin qui ronfle ou qui bouge toutes les deux secondes, du bruit de la branche qui craque et qui te fait penser qu’un animal énorme rôde là tout près, et de toutes les problématiques techniques liées au fait que tu ne sois pas chez toi, et bien tu devras en plus de tout ça subir les assauts du froid, et éventuellement de la neige ou du grésil.

 

Bienvenue dans le monde merveilleux du Bivouac Hivernal !

Dans les Pyrénées ou ailleurs dans d’autres montagnes, et même si la pratique est réglementée (voire décriée) (#onpeutjamaisrienfaire), il est courant d’aller bivouaquer. Entendez, dormir en pleine nature sans y squatter. Car si la première pratique est admise et donc réglementée, la deuxième est interdite, cela s’appelle du camping, et pour cela et bien, il y a des campings.

 

Pour être sûr que l’on parle tous de la même chose : il s’agit de partir en autonomie pour passer une nuit ou plus en pleine nature. En l’occurrence, en hiver. En ce qui nous concerne, en montagne. T’as vu comme c’est précis ? Tu l’aimes le teasing ?

Ok, il s’agit maintenant de vous délivrer quelques conseils. En effet, même si chez Pyrénéance on sera contents de vous accueillir et de partager avec vous nos connaissances, notre logistique, notre bonne humeur et surtout notre matos adapté, et bien ça nous va bien aussi si vous faites votre expérience d’abord…Ça vous donnera encore plus envie de venir avec nous après !

La première chose qu’il faut, ça va être de vous trouver un spot. Pour cela, un itinéraire adapté à votre niveau et à votre forme va devoir être choisi. Comme toute sortie en montagne, reportez-vous aux basiques :

  • étude de la topologie (et graphie) de la course hivernale
  • étude des horaires et des difficultés éventuelles
  • météo le Jour-J ET J+1 si vous souhaitez rester une nuit
  • état de forme de votre groupe et connaissance de celui-ci
  • possibilités de replis, de plan B, de demi-tour

Pour rester sur ce sujet du spot, vous pouvez privilégier une lisière de forêt, qui saura vous abriter des intempéries et éventuellement vous fournir quelques brindilles pour égailler la soirée ou pourquoi pas vous réchauffer un peu. Attention toutefois d’être à l’extérieur du Parc National, car même l’hiver, les feux y sont interdits. Ailleurs, veillez à limiter votre empreinte et à effacer vos traces de feux en l’enterrant. Ah, et creusez jusqu’au sol avant de l’allumer, ça évitera que la neige n’éteigne les braises en même temps qu’elles se fabriquent !

Venons-en maintenant au matériel.

Dans un premier temps, pensez à ce que vous allez porter. En montant, vous risquez de transpirer comme des bœufs, alors ayez les couches adaptées à l’effort, de façon à ne pas vous transformer en glaçon au moindre stop. Pour la soirée en extérieur, si vous voulez être ailleurs qu’à l’intérieur de votre duvet à partir de 18h00, pensez chaud… et sec. C’est la base : pieds secs, extrémités couvertes (tête, mains), et bien entendu la couche de vêtements suffisamment importante pour vous protéger des assauts du froid. Dans un monde idéal, vous aurez donc une petite base pour vous changer après la rando : layer, chaussettes, gants de soie et bonnet sont personnellement l’attirail minimum que je préconise d’embarquer.

Bien sûr, vous devriez avoir avec vous une tente 4 saisons, un duvet adapté à la température hivernale en montagne (je partirais sur un confort -10°C à minima), un matelas qui vous isolera du sol et pourquoi pas une petite couverture de survie. Pour mettre le bivouac en place, une petite pelle est nécessaire, mais vous l’aviez forcément avec le kit DVA ? Non ? C’est quoi un kit DVA ? Si vous ne pouvez pas répondre à cette question, attendez plutôt l’été…

Après le matériel, la question du ou des repas prend tout son sens. Si vous pensez qu’un bon vieux lioph vous conviendra, n’oubliez pas le réchaud et les récipients (la popote quoi). Si vous êtes plutôt magret de canard, n’hésitez pas à ajouter 350 grammes dans votre sac à dos mais pensez qu’il faudra le faire cuire…et accompagner tout ça d’un peu de féculents !

Pour boire, l’eau peut être rare et la neige longue à fondre au réchaud…alors organisez-vous aussi en amont. Au sujet de l’alcool, pensez simplement que même si ça peut un peu réchauffer en apparence sur le moment, l’alcool va gaspiller l’énergie de votre corps et donc vous refroidir à court terme. Ce n’est donc pas un très bon plan.

Ok ?

Vous vous êtes pris la tête pendant 3 heures pour choisir un endroit ? Vous avez trouvé le bon groupe (ils ne seront pas si nombreux) ? Vous avez réuni tout le matos nécessaire ? Et bien il me reste encore une question : est-ce que tu arrives à soulever ton sac ? Si oui, bravo…Si non, je te comprends.

On retourne à la case 2 ou 3, et on enlève tout le superflu. A ce stade, c’est en fonction de la priorité de chacun.

 

Comme on dit, le bonheur est sur le chemin alors toute cette prise de tête sera vite oubliée en évoluant dans une de nos belles vallées pyrénéennes toute enneigée. En contemplant la vie sauvage qui persiste même au cœur de l’hiver. En humant cet air vif qui brûle les naseaux et t’envoie sa vie à chaque respiration. En admirant ce temps suspendu, à la tombée de la nuit, lorsque la lumière violacée vient caresser les sommets alentour. En éprouvant ce pincement au cœur dans la contemplation de l’immensité infinie de la voie lactée qui te servira vite de plafond dans la nuit.

Alors, l’onglée, la mauvaise nuit, le dîner galère et le reste des problèmes ne seront plus que de lointains souvenirs !

A bientôt !

Jb 

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